Le vin du Nouveau Monde désigne la production des pays où la vigne européenne est arrivée avec la colonisation, à partir du XVIe siècle. Ces vignobles ont souvent emprunté leurs cépages à la France, puis construit leurs propres règles d'origine.
Des vignobles nés des empires
Les missionnaires espagnols plantent la vigne au Chili et en Argentine dès le XVIe siècle, la Compagnie néerlandaise des Indes la cultive au Cap au XVIIe, les colons britanniques en Australie et en Nouvelle-Zélande au XIXe. Partout, les premières variétés sont rustiques, puis le XIXe siècle apporte les cépages bordelais et bourguignons. Ces pays partagent une liberté plus grande qu'en Europe : l'étiquette nomme souvent le cépage avant le lieu, et les zones d'origine délimitent un territoire sans imposer de variétés.
Les fiches de la rubrique
- Argentine : oasis irriguées au pied des Andes, altitude et malbec.
- Chili : vallées entre océan et cordillère, carménère et absence de phylloxéra.
- États-Unis : Californie, Oregon, Washington et le système des AVA.
- Australie : Barossa, Hunter, Margaret River, très vieilles vignes de shiraz.
- Nouvelle-Zélande : sauvignon blanc de Marlborough et pinot noir de Central Otago.
- Afrique du Sud : vignoble du Cap depuis 1659, chenin blanc et pinotage.
Le terme de Nouveau Monde reste une commodité : certaines vignes chiliennes ou sud-africaines sont plus anciennes que bien des vignobles européens replantés après le phylloxéra.
Sources : OIV, profils de pays ; instituts nationaux cités dans chaque fiche.